Quelques chiffres

Le stress coûte cher à l'entreprise, il coûte plus cher que les maladies et accidents de travail réunis. Il peut entraîner des risques psychosociaux. Il conduit à un absentéisme de plus en plus important et génère des symptômes comme l'insomnie, les douleurs musculaires, les migraines, la fatigue, l'anxiété, l'épuisement, le surmenage voire le burnout. 

 

En Belgique, 32.7 % des travailleurs déclarent ressentir un stress lié au travail pendant la plus grande partie ou la totalité de leur temps de travail. (European Working Conditions Survey 2015).

 

L'étude Belstress a également montré que le stress serait à l'origine de 50 à 60 % de l'absentéisme.

Selon l'observatoire européen des conditions de travail, les congés de maladie de longue durée occasionnés par des troubles mentaux, y compris le stress, ont ainsi augmenté de près de 85 % en Belgique en une dizaine d'années. 

Ces problèmes représentent donc des coûts énormes , tant en termes de souffrance humaine qu'en termes de réduction des performances économiques.

 

Le projet européen Matrix a montré que chaque euro dépensé dans un programme de promotion et de prévention génère un bénéfice économique net allant jusque 13 euros.

Une réduction de l'absentéisme et des remplacements de collaborateurs permettrait une économie salariale de 0.35 %. Une diminution du nombre de démissions et d'engagement de nouveaux travailleurs à former permet une économie salariale de 2.2 % par travailleur par an. Les entreprises prenant en charge le bien-être de leurs employés obtiennent une réduction de 0.5 à 5 jours d'absence par travailleur et par an (Shepard).

Les risques psychosociaux

Les risques psychosociaux sont la principale cause d'invalidité en Belgique. C'est pourquoi chaque employeur a l'obligation de faire une analyse de risques et de prendre des mesures de prévention au sein de l'entreprise. Il doit mener une politique visant à garantir le bein-être de ses travailleurs. Il faut combiner des approches centrées sur l'organisation du travail - prévention primaire - et des approches centrées sur l'individu - prévention secondaire. Au niveau individuel, on aura des actions qui ont pour objectif de développer les capacités d'adaptation de l'individu. 

En ce qui concerne le burnout, les signaux d'alerte ont tendance à passer inaperçus et les travailleurs atteints ont tendance à continuer à travailler. La mise en place d'un système de détection des situations au départ des lignes hiérarchiques et des ressources humaines semble être une bonne porte d'entrée. Rappelons que le burnout avéré touche les collaborateurs les plus impliqués.

 

Conséquences du stress chronique 

Symptômes physiques: douleurs, troubles du sommeil, fatigue, ...

Troubles émotionnels: nervosité, anxiété, tristesse, ...

Troubles intellectuels: difficultés de concentration, de mémorisation, ...

Troubles comportementaux: agressivité, isolement, ...

Répercussions organisationnelles et économiques

Erreurs, malfaçons

Diminution de la productivité

Augmentation de l'absentéisme, turn-over

Accidents du travail

Diminution de la créativité, de la motivation

Mauvaise ambiance de travail, difficultés relationnelles

Si des signaux d'alerte mettent en évidence des situations de stress dans l'entreprise, il devient donc nécessaire d'agir, car il est évident que le bien-être au travail est synonyme de performance et de productivité.

Toutes les entreprises ou organisations existent pour fabriquer des produits ou fournir des services. Leur survie dépend de leur capacité à atteindre leurs objectifs de manière efficace et efficiente. Pour cela, elles disposent de moyens divers, dont le plus important est le capital intellectuel et social de leurs employés.